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lundi 24 septembre 2018 à 19h30

Biodiversité, protection de la nature et politique - Festival scientifique Alternatiba

Protéger la nature, exclure les humains ? La biodiversité, un enjeu (géo)politique.

Adriana Blache, Doctorante en géographie au laboratoire LISST (CNRS-EHESS-ENFSEA-Univ Toulouse Jean Jaurès)

Entre "développement" et conservation de l'environnement: jeux de pouvoir, conflits d'usage et marginalisation en Tanzanie.

Dans la vallée du Kilombero, alors que 80% des terres sont réservées pour la protection de la biodiversité, depuis 2010, le programme de "modernisation agricole" SAGCOT a identifié 182 198 ha (28% des terres villageoises du district de Kilombero) « qui pourraient être offertes à l'investissement ». Des nouvelles plantations sur de grandes surfaces sont mises en place, entraînant des expulsions de paysans et agropasteurs de leurs terres. Nous aborderons les contradictions entre les discours associés aux projets de développement agricole et de conservation de l'environnement, en émettant l'hypothèse qu'au-delà de contradictions, ce sont plutôt des complémentarités que l'on peut observer dans un projet plus global de territorialisation.

Catherine Cibien, Directrice de l'association Man & Biosphere (MAB, UNESCO) & Christine Hervé, étudiante du master MAB (UNESCO) et chercheuse au laboratoire LIPM (CNRS-INRA)

Engager un cercle vertueux pour les humains et la nature, l'utopie réaliste des Réserves de biosphère.

En une soixantaine d'année, les paysages, la biodiversité et les sociétés généralement rurales et pastorales des montagnes ont connu de fortes mutations, en lien avec les évolutions générales des modes de vie. Déprise agricole, abandon de terres, développement du tourisme et d'activités de pleine nature, de stations de ski en montagne... Aujourd'hui, les changements climatiques, la raréfaction de nombreuses ressources, renouvelables ou non, l'érosion de la biodiversité, la contamination des sols, des eaux et de l'air sont des phénomènes généraux, qui ne l'épargnent pas. Un mouvement mondial en faveur du développement durable est engagé, qui est difficile à concrétiser sur de nombreux sujets, complexes, aux effets diffus, peu concrets. Les changements réalisés restent insuffisants pour produire des effets tangibles. L'UNESCO a proposé un modèle de gestion, la Réserve de biosphère, qui propose une approche souple, adaptable à de nombreux contextes, basé sur l'instauration et l'animation du dialogue territorial, l'acquisition et la diffusion de connaissances. Sa mise en œuvre permet une prise de conscience partagée des problèmes d'un territoire et la recherche collective de solutions.

Steve Hagimont, Chargé d'enseignement en histoire à l'Université Toulouse Jean Jaurès, laboratoire FRAMESPA (Univ Toulouse Jean Jaurès-CNRS)

Logiques de la « protection de la nature » : approche historique.

L'idée de protéger la nature contre les activités humaines, pour sauvegarder des paysages, des espèces mais aussi limiter le changement climatique trouve ses racines au XVIIIe siècle, dans des termes étonnamment proches des nôtres. A chaque fois, cependant, cette volonté de préserver la biosphère a porté des rapports de pouvoir sur les humains qui investissaient l'espace. La protection ne s'est pas toujours articulée à une contestation de la dégradation industrielle de la nature ; elle a pu être une mesure d'aménagement du territoire visant à maximiser l'usage économique des milieux - ici, par le tourisme vert. La protection de l'environnement, loin de n'être qu'une gestion altruiste de l'espace, est une manière de structurer les rapports sociaux. Elle implique nécessairement une dimension politique qu'il convient, au regard des expériences passées, de prendre en compte à présent afin de bien mesurer les formes d'exclusion qu'elle peut véhiculer.

Lien : https://toulouse.demosphere.net/rv/17779
Source : https://alternatives.sciencesconf.org
Source : message reçu le 13 septembre 17h


Dans le cadre du passage du Tour Alternatiba le jeudi 27 septembre 2018, le collectif Alternatiba Toulouse organise deux semaines d'ateliers, conférences, projections, et de nombreuses autres animations gratuites, du 19 au 30 septembre, ayant pour but d'agir contre le dérèglement climatique dont un Festival Scientifique, le village des alternatives à Ramonville le 23 septembre et une vélo-parade le 27 septembre pour accueillir les cyclistes du Tour.

Information & Programme: https://alternatiba.eu/toulouse/

Festival Scientifique: https://alternatives.sciencesconf.org/

Page Facebook: https://www.facebook.com/alternatiba.toulouse…

Contact: toulouexse@alternatiexba.eu

en cours d'envoi...

Source : https://alternatives.sciencesconf.org/
Source : message reçu le 23 août 00h

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