lundi 5 janvier 2026 à 19h
Ciné Apéro Dinatoire Palestinien avec le film : Palestine 36
https://toulouse.demosphere.net/rv/34008
Ciné Apéro Dinatoire Palestinien au cinéma Utopia Tournefeuille :
Avant-première du film à 20h précédée dès 19h d'un buffet préparé au bistrot d'Utopia par le traiteur Kamoune.
En partenariat avec Solidarité France Palestine, BDS, ATTAC, Les Amis du Rond Point Palestine à Tournefeuille et la liste citoyenne Vox Pop à Colomiers.
Places disponibles au cinéma ou sur festik.net au tarif de 15 €. Possibilité de voir seulement le film sans réservation aux tarifs habituels du cinéma
PALESTINE 36
Écrit et réalisé par Annemarie JACIR - Palestine 2025 1h59mn VOSTF - avec Hiam Abbass, Kamel Al Basha, Yasmine Al Massri, Jalal Altawil, Saleh Bakri, Liam Cunningham, Jeremy Irons...
« Tant que les lapins n'auront pas d'historiens, l'histoire sera racontée par des chasseurs. » (Howard Zinn)
Des Gaulois soumis par César aux « Indiens » d'Amérique, en passant par les peuples du continent africain, tous les colonisés peuvent en témoigner : « l'histoire est écrite par les vainqueurs ». Pour rendre acceptable son entreprise d'occupation et de domination, il faut au colon un narratif favorable, qui justifie « objectivement » ses actions et les transforme en geste héroïque. Ainsi, outre le mythe de la « terre promise », la propagande israélienne assied-elle tranquillement la légitimité de la création de l'État hébreu sur une série de mensonges historiques, par exemple l'idée que le sentiment national palestinien n'aurait jamais existé. Qu'il ne se serait construit qu'en réaction à la création de l'État d'Israël. Que les premiers colons juifs arrivés à la fin du 19e siècle puis dans les années 1930, fuyant le nazisme, auraient pacifiquement acheté leurs terres à leurs légitimes (?) propriétaires. Pourtant, les historiens ne manquent pas, dans les universités du monde entier - jusqu'en Israël -, pour raconter en toute rigueur scientifique l'histoire moderne de cette petite langue de terre coincée entre la mer Méditerranée, l'Égypte, le Liban et le Jourdain. Rien n'y fait : la propagande de l'oppresseur parvient à imposer au grand public le conte de fées sioniste et à invisibiliser tout autre récit.
Pour faire exister une « contre-histoire », celle des opprimés, face au rouleau-compresseur médiatique de l'occupant, il fallait donc que leurs écrivains, leurs cinéastes lui offrent une caisse de résonance plus populaire. Cette (trop) longue introduction pour le clamer haut et fort : grâce soit rendue à la réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir d'avoir voulu, écrit et réalisé ce film ! Merci pour cette épopée historique, ample et puissante, qui allie le souffle épique et les conflits intimes pour raconter la première grande révolte arabe en 1936 contre le gouvernement britannique mandataire en Palestine. Révolte pour la reconnaissance d'un État palestinien pour les Palestiniens, contre les dépossessions de leurs terres et contre leur peuplement par les victimes des persécutions antisémites en Europe.
Les événements nous sont racontés à travers les regards croisés d'une élite bourgeoise palestinienne de Jérusalem (la journaliste Khulood et son mari Amir), liée au pouvoir britannique et prête à composer avec les mouvements sionistes, et des villageois spoliés de leurs terres, tentés par la résistance armée. Entre les deux, le jeune Yusuf fait des allers-retours de son village à Jérusalem où il est secrétaire pour Amir, jusqu'à ce que la répression le pousse à prendre les armes. À travers ce film historique remarquablement construit et filmé (on y retrouve Hiam Abbas, le formidable Saleh Bakri, mais aussi le toujours impeccable Jeremy Irons), Annemarie Jacir pose avec précision tous les ingrédients - duplicité des autorités britanniques, qui sera aussi celle des institutions internationales, violence des milices de colons… - qui contribueront à la création de l'État d'Israël et à la Nakba, la « catastrophe » en arabe : 17 000 km2 de terres palestiniennes confisquées, 500 villes et villages rasés, 700 000 à 800 000 Palestiniens déportés, plusieurs dizaines de massacres commis par les forces sionistes… Et en germe, au bout du compte : les éléments qui ont permis à un État constitué artificiellement de mettre en place depuis bientôt 80 ans un système d'apartheid et d'éradication progressive d'un peuple.
CONTRE le génocide, la colonisation israélienne… POUR une véritable reconnaissance de la Palestine, l'arrêt des bombardements toujours en cours, les sanctions contre le gouvernement israelien…, nous nous rassemblons TOUS LES VENDREDIS soir depuis juin sur le rond-point dit de la Socamil (1 chemin de Larramet) à TOURNEFEUILLE de 16h à 18h (heure d'hiver).
Lien : https://toulouse.demosphere.net/rv/34008
Source : https://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index…
Source : message reçu le 15 décembre 22h