jeudi 12 février 2026 à 20h
PALESTINE, HISTOIRE D'UNE TERRE – 1880-1950
https://toulouse.demosphere.net/rv/34341
Séance unique à Borderouge jeudi 12 février à 20h Proposée par Solidarité Palestine Toulouse, suivie d'un débat avec Marine Rouch, historienne
Simone Bitton - documentaire France 1993 1h - Écrit par Jean-Michel Meurice, Simone Bitton.
https://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index…
L'âme même de cette œuvre forte tient à cette question. Pourquoi ? Pourquoi l'horreur subie par les Juifs en Russie, en Europe centrale puis dans l'Allemagne nazie devait-elle être réparée par substitution, au détriment de l'existence de tout un peuple, et au prix de l'empoisonnement de la vie d'une région entière hypothéquée par les conditions mêmes de la création de l'Etat d'Israël en 1948 sur la terre de Palestine ?
Les documents du film montre bien cet enchaînement des mécanismes non logiques qui ont abouti au drame. En ce sens, le film de Simone Bitton est d'abord la contre-image du tableau idyllique de la propagande israélienne officielle (souffrances, mort, résurrection et retour au paradis… sur terre palestinienne, racontés dans le style de la B.D. aux enfants, grands et petits…). (…) Simone Bitton reprend le travail en amont, le travail souterrain de l'Histoire. Aidée des historiens Pierre Vidal-Naquet et Elias Sanbar, elle remonte les années qui courent de 1890 à 1950, s'arrêtant à toutes les étapes décisives de ce siècle qui enfanta deux guerres mondiales, pour en expliquer les conséquences sur le processus du drame.
Là où l'idéologie officielle sioniste - et parfois arabe - s'acharne à nier les filiations, la réalisatrice et les historiens rétablissent les liens et les articulations. Du coup, la cohérence du mouvement historique transparaît par évidence. Le mythe terriblement destructeur d'une « terre sans peuple pour un peuple sans terre » s'effrite à mesure que toutes les confluences du drame juif puis du drame palestinien [se rejoignent]. (Luc Barbulesco, Revue d'études palestiniennes)
Simone Bitton, cinéaste et documentariste exceptionnelle (on lui doit entre autres Rachel, dédié en 2008 à la militante pacifiste américaine Rachel Corrie, Le mur en 2004…), ayant vécu en France, en Israël et au Maroc, se revendique comme une femme de trois pays et trois cultures, « une juive arabe qui n'aime pas les murs et les frontières ».
Lien : https://toulouse.demosphere.net/rv/34341
Source : message reçu le 4 février 23h