mercredi 18 février 2026 à 19h
Ambiance Pédale : le tripot
https://toulouse.demosphere.net/rv/34386
Le rendez-vous Ambiance Pédale du mercredi 18 février, 19h à l'Impasse, c'est ambiance tripot ! On te propose de faire du lien entre pédé.e.s autour des jeux, que ce soit de carte ou de société. Ramène tes jeux préférés ! Si t'as des idées et la motiv, on peut aussi s'amuser à inventer un jeu pour les pédé.e.s. Nous on a des petites idées !
Si tu veux pas jouer, viens quand-même, on pourra chiller et papoter de tout et de rien ! Et aussi on a un projet sur le feu de carto queer, on te le présentera :)
Hésite pas à prendre de la bouffe ou à boire à partager :)
A mercredi !!
Les rendez-vous Ambiance Pédale c'est quoi ?
Salut les pédé·e·s, salut les pédales, ça vous dit qu'on se retrouve toustes ensemble le premier mardi et le troisième mercredi du mois ?
Pourquoi ? Bah pour papoter ensemble, pour mater des films, pour faire des jeux, aussi pour discuter sérieusement sur des thèmes précis, des sujets qui nous touchent, des sujets politiques... On veut se faire des nouveaux potes, réfléchir ensemble et puis aussi se marrer !
*Pourquoi une Ambiance "Pédale" ?
Tu t'es déjà fait traiter de pédé·e ? Tu penses que tu pourrais te faire
traiter de pédé·e ? Tu fais ou tu as tout fait pour éviter de te faire
traiter de pédé·e? Alors tu es dans l'Ambiance Pédale !
A Ambiance Pédale, les termes "pédale/pédé·e » sont utilisés pour
retourner le stigmate : on s'approprie ce terme injurieux pour le vider
de sa charge négative.
Se dire pédé·e dans un contexte militant, c'est :
- affirmer son identité sans honte
- revendiquer une forme de fierté
- refuser la norme hétérosexuelle qui définit toutes les autres
sexualités ou identités de genre comme déviantes
- un acte politique et culturel, une manière de reprendre le
contrôle sur le langage et de dire : « Vous ne pouvez plus m'insulter
avec ce mot, car c'est moi qui le définis »
- un signe de solidarité
*C'est pour qui ?
Ambiance Pédale c'est donc pour toi si tu te reconnais dans le terme
pédé·e, mais aussi si tu es bi, gay, homo, en questionnement, que tu
sois intersexe, non binaire, un mec ou une meuf trans (quelque soit ton passing), ou un mec cis. Que tu sois out depuis 40 ans ou 5 minutes, dans le placard ou sur la scène. Que tu sois racisé·e ou blanc·he, valide ou non, vivant avec le VIH ou pas.
On n'est pas une réalité uniforme.
On a des vécus multiples. On peut être pauvre, rural·e, de banlieue ou de centre-ville, on peut être survivant·e de violences intrafamiliales, de violences sexuelles, on peut être en couple ou non, marié·e·s pourquoi pas, avoir des enfants, on peut être super timide ou grande gueule, mais une chose est sûre : on peut toustes se retrouver à Ambiance Pédale !
On veut aussi que cet espace puisse se découper en groupes de personnes qui partagent des expériences spécifiques, par exemple qu'on puisse se retrouver entre personnes non-blanches, provenant d'une minorité religieuse, non-binaire, transfem, bi, bref, qu'on puisse fabriquer nos espaces aussi quand on en a besoin.
*Pourquoi ?
On a l'impression que de nombreux lieux de sociabilisation
dépérissent.
On ne compte pas le nombre de bars et de boites gay qui ont fermé en 20 piges. Les assos sont toujours là, les pédé·e·s dedans, moins. Certains lieux de drague en extérieur se vident, quand ils ne sont pas dégagés par la gentrification. Seuls semblent rester des événements festifs ponctuels comme la Gayguette à Toulouse qui, preuve que le besoin d'être ensemble est toujours présent, font le plein comme jamais.
Dans certains milieux féministes ou queers, on a vu se systématiser des zones en mixité choisie « sans mecs cis », comme si les pédé·e·s étaient des « hétéros comme les autres » : écartant les pédé·e·s cis et obligeant les personnes trans à se justifier de leur identité (pratiques heureusement plutôt en reflux).
La conséquence, c'est que beaucoup de pédé·e·s ne savent plus où aller. Et donc on a envie de se rencontrer autrement, de mettre en lumière nos trajectoires différentes et observer les points communs dans nos récits, apprendre à écouter, et à se raconter.
L'homophobie, certes moins palpable qu'autrefois, ne cessera jamais de nous agresser, ne serait-ce que parce qu'on en a intériorisé une partie. Nous sommes, comme l'ensemble des personnes LGBTI+, toujours surreprésentés parmi les personnes ayant des troubles psy, parmi celles qui font des tentatives de suicide ou des overdoses. Ou encore parmi celles qui sont victimes d'agressions sexuelles, de (cyber-)harcèlement ou de guet-apens.
La honte et l'isolement nous traversent, l'explosion de la pratique du chemsex en est une conséquence dans les milieux gays. Si elle est en partie liée au besoin de se retrouver et d'assumer ses envies en faisant sauter tout un tas de barrières mentales, on en connaît aussi les dangers. Pour la personne qui ne vit plus sa sexualité et ses relations sociales qu'au travers des drogues, la perte de contrôle n'est jamais loin, et c'est ainsi que l'on apprend presque chaque semaine que X est parti à l'hosto, ou que Z est décédé. Drames invisibles qui sont un véritable enjeu de santé communautaire aujourd'hui.
Malgré tout ça, tout irait bien : on a eu un premier ministre gay, gay
comme plusieurs députés RN à l'Assemblée Nationale. Être des fachos comme les autres, ne serait-ce pas là l'étape ultime de notre « intégration » ? NON. Et d'ailleurs s'intégrer est-il l'objectif ?
On ne veut pas choisir l'assimilation, être des bons citoyen·ne·s
obéissant·e·s qui laisseront toujours de côté les moins privilégié·e·s.
Nous on a LA solution : venir à Ambiance Pédale se serrer les coudes face à la merde actuelle. Ne restons pas seul·e! Rencontrons nous joyeusement !
*Depuis quand ?
Depuis juin 2024, on a déjà parlé de drague, d'autodéfense, de consentement, de sexualité entre cis et trans, d'antifascisme, de la
famille, de blanchité et de racisme... On a organisé des karaokés, des cinés, un événement festif : la Baltringue (ateliers, scène ouverte, concert ...)
On a plein d'idées pour les prochains rendez-vous et on attend les tiennes ! Pour partager nos bonheurs, nos peines, nos questionnements,
un peu à bouffer et à boire. Échanger sur nos vécus et nos
constructions.
Alors tu viens ? Ouiiii ! A 19h à l'Impasse (1 impasse Lapujade) et tu te souviens : le premier mardi et le troisième mercredi de chaque mois !!
Lien : https://toulouse.demosphere.net/rv/34386
Source : message reçu le 11 février 19h