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mardi 13 mars 2012 à 20h30

Projection-débat "Hôpital au bord de la crise de nerfs"

LA SANTÉ PUBLIQUE EN FRANCE : mardi 13 mars à 20h30 à Toulouse, séance unique en présence de François Simon, candidat EELV/PS sur la troisième circonscription de la Haute Garonne, Michel Boussaton (conseiller régional PS) et (sous réserve) Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France. Le débat sera animé par David Belliard, journaliste à Alternatives Économiques. Achetez vos places à partir du 3 mars. Tarif unique 4€.

HOPITAL AU BORD DE LA CRISE DE NERFS

Stéphane MERCURIO - documentaire France 2003 52mn -

Du 13/03/12 au 13/03/12 à Toulouse

HOPITAL AU BORD DE LA CRISE DE NERFSTARIFS :
TARIF NORMAL : 6€
ABONNEMENT : 45€ (10 places)
Séance sur fond gris : 4€

Hôpital au bord de la crise de nerfs a été tourné en 2003.. et pourtant il est toujours d'une cuisante actualité. La situation ne s'est guère améliorée, l'état n'est même pas stationnaire, on assisterait même plutôt à une forte dégradation du système hospitalier à la française. Le film de Stéphane Mercurio ne se veut pas une vision exhaustive de l'« Hôpital », il est bien plus malin et bien plus fin que cela : à travers le petit bout de la lorgnette d'un grand hôpital universitaire de la région parisienne (c'est Gonesse, mais ce pourrait tout aussi bien être Pontoise ou Marseille tant les problèmes évoqués semblent être transposables partout sur le territoire), on y voit un système qui ne sait plus où il a mal, des soignants qui ne parviennent plus à accomplir leur mission correctement, des directeurs englués dans des situations kafkaïennes où les contraintes budgétaires se cognent à la réalité des équipes, des patients transbahutés de service en service, quand ils n'attendent pas sagement dans les courants d'airs des couloirs des urgences.

À l'hôpital de Gonesse, c'est tous les jours qu'il faut faire des miracles, en ce début 2003. Personne ne panique, mais le problème est récurrent : manque de lits, manque de places, manque de personnel. Tandis que les soignants s'affairent autour d'un malade en réanimation, ça bouge aussi dans le box à côté et au téléphone, ça s'inquiète ferme. On case les malades dans des services qui ne les concernent pas, faute de place ; une greffe de cornée poireaute dans le couloir, un pneumologue se retrouve à soigner des problèmes éthyliques, on fait sortir les malades plus tôt que prévu et on s'arrache les cheveux pour faire les plannings.
Tout le monde y met une bonne volonté immense, mais quand arrivent les congés, les maternités, les maladies… on bouche les trous comme on peut, on appelle les infirmières espagnoles à la rescousse, les chirurgiens opèrent 24 heures d'affilée… On installe un IRM, mais on ne trouve pas de manipulateur… On ouvre un nouveau service et les malades déboulent alors que les travaux ne sont pas finis…

Il aurait fallu anticiper dix ans avant, la pénurie est générale. Mais, depuis 30 ans, les pouvoirs publics, à l'inverse, essaient de réduire le coût de la santé en supprimant des postes. A Gonesse, au moment où débute le film, 50 lits ont été fermés…
Ça n'empêche pas l'humour, les situations cocasses ne manquent pas, et on reste coi devant la disponibilité immense de ceux qui sont là, leur inlassable gentillesse, leur désaroi, leur dévouement et leur immense solitude… est-ce ce système de santé là que nous voulons ?

La santé en France est malade. Les politiques successives n'ont cessé de fragiliser le système de soins français : déremboursement, augmentation des tiers-payants, taxe sur les mutuelles. Tout est fait pour détruire la solidarité, et pour imposer un système de soins individualisés, une marchandisation du le droit à la santé. La précarisation des personnes aux faibles ressources, des étrangers vivant en France, mais aussi des services de soins est grandissante. De plus en plus de territoires sont en voie de désertification médicale, zones rurales, quartiers populaires. Des hôpitaux, des maternités de proximité sont menacés de fermeture. Dans les hôpitaux restants, la fermeture de lits, la diminution de personnel déstabilisent ces structures. La logique purement financière détermine les moyens octroyés, sans tenir compte des besoins exprimés. C'est la même logique que l'on impose dans les structures médicosociales et sanitaires et sociales. A titre d'exemple, en Midi-Pyrénées, il a été décidé par l'ARS que plus aucune place en établissement pour personne âgée dépendante ne sera ouverte dans les cinq prochaines années. C'est même pire en ce qui concerne la prévention : hausse du nombre de cancers, augmentation des maladies de Parkinson et d'Alzheimer chez les agriculteurs, épidémie d'obésité en particulier chez les plus pauvres, maladies au travail, sans qu'aucune politique volontariste de prévention ne soit développée en amont. Aborder le bien vivre, la politique de santé est un véritable débat de société. Penser autrement notre société, construire un avenir, c'est associer tout à la fois santé, environnement, alimentation, mode de production et solidarité

Lien : https://toulouse.demosphere.net/rv/3490
Source : http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index....

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