samedi 9 mai 2026 à 16h
Manifestation et projection pour la libération du Sahara occidental
https://toulouse.demosphere.net/rv/35046
Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole située entre le Maroc, la Mauritanie et l'Algérie, est reconnu par l'ONU comme un territoire à décoloniser.
Depuis la « Marche Verte » de 1975, il est occupé illégalement par le Maroc, ce qui a forcé des dizaines de milliers de Sahraoui·es à se réfugier dans des camps en plein désert algérien. En réponse à cette occupation, le Front Polisario est fondé en 1973 comme mouvement de libération nationale, et en 1976 le peuple sahraoui proclame la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD).
Depuis lors, la monarchie marocaine poursuit une politique de colonisation de peuplement visant à rendre les Sahraoui·es minoritaires sur leur propre terre, tout en pillant leurs ressources naturelles en violation du droit international.
Dans les territoires occupés, les Sahraoui·es sont soumis à une répression permanente : arrestations arbitraires, disparitions forcées, torture, assassinats, absence de liberté de la presse et d'expression. Un mur militaire de 2 700 km, l'un des plus longs au monde, divise le territoire, truffé de mines et surveillé en permanence par l'armée marocaine.
En 1991, l'ONU crée la MINURSO afin d'organiser un référendum d'autodétermination. Mais depuis plus de trente ans, le Maroc, soutenu par la France, bloque ce référendum par tous les moyens. En 2007, Rabat soumet un « plan d'autonomie » sous souveraineté marocaine, visant à enterrer toute possibilité d'indépendance et à transformer le droit à l'autodétermination en une simple décentralisation administrative contrôlée par Rabat.
En octobre 2010, plus de 20 000 Sahraoui·es installent un campement de protestation pacifique à Gdeim Izik, près de Laâyoune. Le 8 novembre, les forces marocaines attaquent violemment le camp, faisant plusieurs morts et arrêtant des centaines de personnes. Vingt-cinq militants sahraouis seront condamnés à de lourdes peines jusqu'à la perpétuité par un tribunal militaire, sur la base d'aveux extorqués sous la torture.
Cette dynamique se prolonge, le 31 octobre 2025, au Conseil de sécurité de l'ONU avec l'adoption de la résolution 2797 (2025), qui renouvelle le mandat de la MINURSO tout en utilisant un vocabulaire de « solution réaliste » et « mutuellement acceptable ». Pourtant, le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination demeure explicitement affirmé dans le texte. Ce qui s'érode, ce n'est pas la légalité de ce droit, mais sa mise en œuvre concrète, constamment affaiblie par les rapports de force internationaux.
Nous refusons que le peuple sahraoui soit sacrifié sur l'autel des intérêts stratégiques, du marchandage diplomatique et du pillage des ressources naturelles de son territoire. Le Sahara occidental est une question de justice, de décolonisation et de respect du droit international. La décision des États-Unis, en décembre 2020, de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental dans le cadre de la normalisation entre le Maroc et Israël, puis le ralliement officiel de la France à la position marocaine en 2024, ont aggravé cette dérive.
Ces choix politiques n'ont aucune valeur pour modifier le statut juridique international du territoire, mais ils renforcent la tentative de faire primer les intérêts stratégiques sur le droit des peuples. C'est pourquoi il faut le dire avec force : le Sahara occidental n'est ni une monnaie d'échange ni une variable d'ajustement diplomatique ni une pièce sur l'échiquier des puissances. Ni les ÉtatsUnis ni le Maroc ni la France n'ont le droit de disposer du destin du peuple sahraoui au gré de leurs alliances, de leurs intérêts économiques ou de leurs calculs géopolitiques. Le peuple sahraoui n'est pas négociable.
Nous, associations, collectifs, syndicats et partis politiques, réaffirmons avec force que le droit à l'autodétermination doit être appliqué sans délai et que le référendum doit être organisé au plus vite, conformément au droit international. Nous exigeons la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis détenus dans les geôles marocaines, soumis à la torture, à l'isolement et à la privation de soins. Nous condamnons également le soutien inconditionnel de la France au régime marocain, soutien officiel depuis 2024 mais réel depuis 1991 par l'usage systématique de son veto au Conseil de sécurité.
La France doit cesser de cautionner des politiques colonialistes et impérialistes qui piétinent les droits des peuples autochtones sahraoui, kanak, palestinien, et contribuer enfin à la mise en œuvre du droit international.
La lutte du peuple sahraoui est avant tout une lutte pour la justice et la décolonisation. Elle s'inscrit dans la continuité des combats des peuples qui, partout dans le monde, ont refusé l'oppression, l'occupation et l'effacement de leur identité. Défendre l'autodétermination du Sahara occidental, c'est défendre un principe universel : aucun peuple ne doit être privé de sa terre, de sa souveraineté et de sa dignité.
Mettre fin à la colonisation du Sahara occidental n'est pas seulement une exigence politique, c'est un impératif moral et un devoir historique.
Pour toutes ces raisons, nous appelons à une marche unitaire le samedi 9 mai 2026, pour défendre le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination et exiger la fin de la colonisation du Sahara occidental.
Manifestation dès 16H au départ de la gare Matabiau jusqu'à la Salle Osète
Projection-débat dès 17h30 à la salle Osète ![]()
6 rue du Lieutenant Colonel Pélissier, métro Capitole
17h30 · Accueil![]()
18h30 · Interventions de la Jeunesse Active Sahraouie et Mohamed Ali Zerouali, représentant du Front Polisario en France![]()
19h15 · Projection de « La vie en attente », film réalisé par Iara Lee (58min53)
Restauration sahraouie![]()
Exposition de Maurice Cuquel, grand reporter
A l'appel de : ACIDE Toulouse, Amitié avec le Sahara Occidental en Midi-Pyrénées, Association Sahraouie du Tarn et Garonne, ATTAC, CDK Toulouse, FSE, FSU, INSA En lutte Toulouse, Jeunesse active sahraouie, Jeunesse communiste, Le Mouvement de la Paix, Les Amis de la RASD, Les Ecologistes Toulouse, Ligue anti-impérialiste France, PCOF, Pride Radicale Toulouse, Ressources Trans Radicales, Révolution Permanente, Secours Rouge Toulouse, Solidarité antispéciste, Survie, Tactikollectif, Toulouse Anti-CRA, UCL Toulouse & Alentours,Union Étudiante Toulouse
Lien : https://toulouse.demosphere.net/rv/35046
Source : https://secoursrouge.org/
Source : message reçu le 28 avril 16h