mardi 25 août 2026 à 18h30
Cercle de silence
https://toulouse.demosphere.net/rv/35617
Le Cercle de silence de Toulouse aura lieu le mardi 28 octobre 2025 de 18h30 à 19h30 sur la place du Capitole.
Venez nombreux et invitez vos amis à nous rejoindre !
Notre rassemblement dure une heure mais vous pouvez manifester votre soutien par une participation beaucoup plus brève : même réduite à quelques minutes, votre participation nous est précieuse ! Nous vous précisons que notre rassemblement est bien déclaré à la préfecture, respectant ainsi les règles régissant les manifestations sur la voie publique, et aussi à la mairie de Toulouse.
Chaque année, des dizaines de milliers de personnes étrangères sont
enfermées dans les Centres de Rétention Administrative, où la plupart d'entre elles peuvent aujourd'hui être privées de liberté jusqu'à 90 jours, en vue de l'organisation de leur expulsion.
Cette durée maximale de rétention est le résultat de réformes législatives successives ayant progressivement allongé l'enfermement administratif, avec pour objectif affiché de renforcer l'exécution des mesures d'éloignement.
Pourtant, les faits sont sans appel : plus on enferme longtemps, moins on éloigne. Depuis le passage de la durée maximale de rétention de 45 jours à 90 jours en 2019, le nombre d'éloignements effectifs depuis les CRA a été divisé par deux.
L'immense majorité des éloignements intervient dans les premières semaines de rétention. Au-delà de deux mois, les expulsions deviennent marginales.
A rebours de ces chiffres pourtant très clairs, le Conseil constitutionnel a, par sa décision du 23 juillet 2026, validé l'extension de la durée maximale de rétention à 210 jours pour de nouvelles catégories de personnes. La décision ouvre également la voie à des placements successifs pouvant porter la durée cumulée de rétention à 540 jours, soit près de dix-huit mois de privation de liberté. Alors qu'une première tentative d'allongement à 210 jours avait été censurée en août 2025, ce nouveau texte n'assure pas une conciliation équilibrée entre la liberté individuelle et la prévention des atteintes à l'ordre public, tant son champ d'application est possiblement large.
Ainsi, au nom de l'objectif de sécurité publique, cette loi risque de renforcer le recours à des périodes de rétention toujours plus longues, sans que leur efficacité en matière d'éloignement ne soit démontrée. Elle participe à faire évoluer une mesure administrative exceptionnelle vers un dispositif d'enfermement prolongé, éloigné de sa
finalité initiale.
Outre son inefficacité, l'impact dramatique de cette réforme sur la santé physique et psychique des personnes retenues est largement prévisible. Nos associations, présentes quotidiennement dans les CRA, constatent depuis des années les conséquences directes de la rétention sur les personnes enfermées : troubles anxieux, gestes de
désespoir, tentatives de suicides, tensions et violences ne font qu'augmenter à mesure de l'allongement et de la répétition des placements en CRA.
Enfermer plus longtemps ne permet pas d'éloigner davantage mais cela détruit davantage de vies, impacte la santé des personnes concernées, et précarise un peu plus leurs situations administratives. Nos associations déplorent que leurs alertes répétées à ce sujet n'aient pas été entendues.
https://www.lacimade.org/presse/le-conseil-co…
Lien : https://toulouse.demosphere.net/rv/35617
Source : message reçu le 15 août 22h