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vendredi 13 novembre 2026 à 18h30

Présentation du livre Résistance et Utopie

Les 500 dernières années de l'État du Chiapas

La révolte zapatiste de 1994 a fait connaître au monde le nom de l'État du Chiapas dans le Sud-Est mexicain. On a depuis beaucoup écrit sur ce territoire, par ailleurs site touristique privilégié de l'aire maya. Mais il reste néanmoins peu ou mal connu, victime de préjugés, d'ignorance ou de mépris.

Antonio García de León déroule cinq cents années de son histoire.

On y rencontre des cités-États mayas rayées de la carte, des peuples insoumis tenant la jungle durant des siècles, une Inquisition paranoïaque, des ecclésiastiques humanistes ou rapaces, des pierres parlantes ordonnant des soulèvements ou des soldats de la Vierge abolissant la propriété, des flibustiers de passage ou des entrepreneurs ne reculant devant rien, des théoriciens illuminés et des militants ouvriers clandestins, des conservateurs prêts à se vendre au plus offrant et des libéraux prêts à tout racheter, des gros propriétaires n'hésitant pas « à tout changer pour que rien ne change » là oùd'autres mènent la faction la plus radicale de la Révolution. On y croise des voisins encombrants tout disposés à dépecercette terre et une idéologie indigéniste qui va péricliter en machine de cooptation, des Mélanésiens porteurs du souvenir de la Commune de Paris ainsi que des anarchistes perdus dans les brumes, l'éternel retour de ceux qui partent à l'assaut du ciel et des volcans qui ensevelissent les alentours…

On y comprend pourquoi cette terre, soi-disant éloignée de tous les centres de pouvoir, a de tous temps abrité les graines qui accouchent des rêves.

Même si ceux-ci virent souvent au cauchemar.

Né en 1944 à Veracruz, Antonio García de León, docteur en histoire à la Sorbonne ; a étudié la linguistique.

Il est professeur,à la faculté d'économie et histoire de l'UNAM et à l'INAH.

Musicien, il a contribué à la redécouverte du « son jarocho » de Veracruz et a collaboré à l'édition de plusieurs disques.Il a également collaboré à des programmes de développement de la culture écrite en langues indigènes (náhuatl, popoluca, tzotzil, mixe, ch'ol) et a « découvert » et décrit l'ayapaneco, langue zoque aujourd'hui éteinte.

Il a publié 17 livres.

Présentation par le traducteur.

Lien : https://toulouse.demosphere.net/rv/35807
Source : https://editionsasymetrie.org/ouvrage/resista…
Source : message reçu le 10 septembre 11h